Vingt-neuf personnes, dont de nombreux étrangers, ont été tuées lors d’une attaque terroriste un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, une attaque d’une ampleur inédite dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

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La plupart des tués sont des Blancs, a indiqué une source proche du parquet, selon laquelle au moins cinq Burkinabè figurent aussi parmi les victimes. Ces dernières seraient de 18 nationalités différentes, d’après une source sécuritaire burkinabè. Six Québécois figurent parmi les victimes. On dénombre aussi deux Français, deux Suisses et un Américain parmi les morts, ont annoncé respectivement les autorités de ces pays.

Les corps de trois djihadistes ont été identifiés, tous des hommes, a précisé dans la soirée Simon Compaoré. Ils ont péri au cours de l’assaut mené durant une douzaine d’heures par les forces de l’ordre burkinabè, appuyées par des forces spéciales françaises et américaines.

L’action a été revendiquée dans la nuit par le groupe djihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui l’a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar, selon SITE, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes.

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Par ailleurs, un couple d’Australiens a été enlevé vendredi dans le nord du Burkina Faso, un rapt revendiqué samedi par un responsable du groupe djihadiste malien Ansar Dine. Selon lui, les deux étrangers sont aux mains de djihadistes appartenant à « l’Émirat du Sahara », un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

L’attentat de Ouagadougou a débuté par l’irruption vendredi à 19 h 45 de plusieurs assaillants dans l’hôtel Splendid, un établissement de luxe au coeur de Ouagadougou fréquenté par des Occidentaux et des employés des Nations unies.

Un journaliste de l’AFP a pu distinguer au début de l’attaque trois hommes armés et enturbannés, un témoin indiquant de son côté avoir vu quatre assaillants « enturbannés et de type arabe ou blanc ».

Un premier assaut a été donné par les forces burkinabè, soutenues par des militaires français, vers 2 h. Les environs de l’hôtel se sont transformés en champ de bataille, avec de nombreux véhicules en flammes tout comme la façade de l’hôtel.

À l’aube, l’assaut s’est poursuivi en face de l’hôtel dans le café-restaurant Cappuccino, également lieu de rendez-vous de la communauté expatriée.

« Les gens étaient couchés, il y avait du sang partout. Ils tiraient sur les gens à bout portant », a expliqué Yannick Sawadogo, un des rescapés de l’hôtel. « On les entendait parler et ils marchaient autour des gens et tiraient encore sur des personnes qui n’étaient pas mortes. Quand ils sont sortis, ils ont mis le feu, on a profité de leur départ pour sortir par les fenêtres brisées », a-t-il ajouté.

Voici le récit d’un témoin de l’attaque de l’hôtel Splendid.

​D’autres témoins des attaques racontent ce qu’ils ont vu.

Stationnées dans la banlieue de Ouagadougou dans le cadre de la lutte anti-djihadiste dans le Sahel, les forces spéciales françaises ont participé à l’assaut. Et Washington, qui dispose également de 75 militaires dans le pays, a indiqué avoir apporté un soutien.